L'eau est d'une valeur inestimable dans le
désert du Hoggar.
Un dellou (récipient) à la main, le Targui remplit
sa guerba (gourde traditionnelle) à l'aide d'un entonnoir
de bois.
Les Touareg savent repérer les points
d'eau. On les trouve en général prés des
seuils rocheux et en amont, à une profondeur de vingt à
cinquante centimètres du sol. L'endroit où suinte
l'eau se nomme
" Abankor ". Ce sera un jalon essentiel
des pistes caravanières.
Dans le désert, le dromadaire repère
d'instinct les points d'eau. Cette faculté ressort nettement
d'une anecdote recueillie auprès d'un Targui de Djanet.
Son père risquait de mourir de soif. Il fut sauvé
par son dromadaire qui, ayant comprit le péril, se mit à
la recherche d'un point d'eau qu'il trouva. Depuis son maître
se jura de ne plus manger de viande de dromadaire.