Qui dit Kabylie pense montagne. Refuge au XIXème siècle
de paysans spoliés des plaines, les villages sont implantés
sur des crêtes au climat rigoureux.
Mais qui dit montagne ne dit pas nécessairement austérité.
L'arrivée du printemps, la cueillette des cerises et les cérémonies
privées sont toujours des occasions d'allégresse collective.
Aujourd'hui c'est la fête, avec son tourbillon de foulards
et de gandouras riches en couleurs. Parée de bijoux en
argent rehaussés de corail, la jeune femme de Béjaïa danse au rythme
de son coeur. Peu d'instruments de musique sont nécessaires.
C'est la voix, tantôt nostalgique, tantôt allègre,
qui prédomine.