Une galerie d’art personnelle a ouvert
ses portes le 23 Novembre 2000, en présence de diplomates
et d’artistes. Cet espace de création est unique
dans son genre dans la mesure où seules les toiles de l’artiste
en question seront accrochées.

Située à Bir Mourad Rais, aux Castors
II plus exactement, cette galerie personnelle d’art est
aménagée dans un style contemporain. L’espace
de la salle d’exposition va en longueur, les plafonds sont
de couleur blanche, l’encadrement des fenêtres et
des portes est jaune et le mobilier est noir, le tout baignant
dans un variateur d’intensité lumineuse.
Aux cimaises sont accrochées une vingtaine de tableaux
signés de l’artiste Farid Benyaa. Ce dernier est
diplômé depuis 1980 de l’école nationale
d’urbanisme et d’architecture d’El Harrach.
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La passion de l’art plastique l’a acquise
tout jeune. Si par le passé l’artiste s’est
contenté de peindre la beauté de la Femme, la Casbah
et le Hoggar, pour l’inauguration, il nous a proposé
une exposition de peinture et il nous a invité à
découvrir avec un grand ravissement un thème inédit,
celui de l’abstraction lyrique. Les gens connaissent les
travaux de Benyaa à travers les Femmes exécutés
à l’encre de chine, mais pas à travers la
peinture abstraite.
Le regard du visiteur a été happé par les
tracés esquissés et la forme des tableaux. En effet
dans cette exposition, Benyaa a choisi de privilégier les
formes dans ses toiles.
Mis à part les dimensions habituelles des tableaux, on
a retrouvé les formes verticales qui épousent parfaitement
les longueurs de certains murs de la galerie.
Dans ce déferlement de tracés, le
peintre nous a fait découvrir un monde fait de femmes,
de chameaux, de Touaregs et de formes géométriques.
A travers la femme, l’artiste essaye de montrer qu’elle
est le barycentre de la société, les connaisseurs
de la peinture de Benyaa remarquerons qu’il s’est
initié à une nouvelle peinture, à l’acrylique
qui correspond à son tempérament. Celle ci a l’avantage
d’être une peinture contemporaine ayant la caractéristique
de sécher très vite et de donner des effets fabuleux.
Il travaille aussi bien sur le papier, le bois que sur la toile.
Farid Benyaa reconnaît que la technique à
l’encre de chine est une technique minutieuse. En outre,
la précision du détail revêt un cachet particulier
et c’est en faisant un tour d’horizon, qu’on
se rend compte seulement qu’il a un côté perfectionniste.
Il faut savoir que toutes les expositions de peintures qui seront
organisées à l’avenir dans sa galerie comporteront
des toiles originales et des reproductions.
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